Karl Leisner/ Titre à déterminer
Sortie quatrième trimestre 2010
Scénario Marie Malcurat Dessin Didier Chardez
Album cartonné 48 pages.
En 1988, Jean Paul II propose Carl comme modèle à la jeunesse d’Europe.
Carl a 18 ans quand Hitler accède au pouvoir. Alors que l’Allemagne accueille le chef nazi comme un libérateur, Carl rejette instinctivement le Führer et le nazisme. Son journal intime, qu’il tient depuis l’âge de 12 ans, en témoigne.
En 1933, il est chef de la jeunesse catholique de la région de Clèves. Un an plus tard, il l’est pour l’ensemble du diocèse de Munster en Westphalie. C’est un merveilleux entraîneur de jeunes. Randonnées à pied et en vélo, camps, exploration de la nature, guitare et chants : les jeunes le suivent dans l’enthousiasme. Au cœur de son action : le Christ.
En 1934 alors que les foules vocifèrent "Heil Hitler", il écrit dans son journal "Christ est ma passion, Heil" " Il hésite longtemps entre le mariage et le sacerdoce. Fonder une famille chrétienne, quelle merveille ! L’appel au sacerdoce l’emporte.
Il est ordonné diacre en 1939. Huit mois plus tard, il est arrêté et déporté dans le camp de concentration de Dachau. Il y atteint un sommet de sainteté. Le 17 décembre 1944, il est ordonné prêtre, en secret, par Mgr Piguet, évêque de Clermont-Ferrand.
Grandiose événement de catacombes ! Préfiguration de la réconciliation des peuples ! Il est déjà atteint à mort par la maladie, miné par les conditions de détention. En août 1945, il meurt, à 30 ans, purifié, comme l’or passé au feu…
Le procès en béatification de Carl est engagé en 1975. Le 15 mars 1980, le Pape Jean Paul II donne son accord pour l’ouverture du procès de béatification. A Strasbourg, le 8 octobre 1988, Jean-Paul II dialogue avec 42.000 jeunes Européens d’Est et d’Ouest. Au cours de sa seconde intervention, le Pape donne Carl Leisner comme modèle à la jeunesse d’Europe.
En le proclamant bienheureux, le Pape Jean-Paul II l’a proposé en exemple : « Carl Leisner nous encourage à rester sur ce chemin qui s’appelle le Christ. Nous ne devons jamais nous laisser aller à la fatigue, même si ce chemin nous paraît parfois obscur et s’il demande des sacrifices. Gardons-nous des faux prophètes qui veulent nous indiquer d’autres chemins. Le Christ est le chemin qui mène à la vie. Tous les autres chemins s’avéreront des détours ou des fausses pistes ».
Ce n’est pas un modèle anodin que Jean Paul II propose en exemple aux jeunes déboussolés de notre monde contemporain :